TAPIS ROUGE POUR LA LOI DE LA JUNGLE

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TAPIS ROUGE POUR LA LOI DE LA JUNGLE

Message par debuly le Ven 4 Nov - 19:24

" Inspirons-nous de la méthode Thatcher. Réformons la France en trois mois après l'élection.". La messe est dite par Jean-François COPÉ, partagée par ses concurrents à la primaire de la droite, tous engagés dans un concours Lépine de la régression sociale comme jamais la droite française n'avait osé le faire jusqu'à présent. " C'est la course à l'échalote, plus thatchérien que moi tu meures ", concède Bruno Le Maire, qui travaille son image de centriste bon teint alors qu'il compte, par ordonnance lui aussi , mettre fin aux 35 heures, privatiser Pôle Emploi ou encore supprimer tous les régimes spéciaux de retraite. " Libérer l'entreprise, désengager l'État " : voilà l'autre recette  d'Alain Juppé , vendu comme le plus "modéré", dont le programme propose pourtant, entre autres joyeusetés, de supprimer l'ISF, de réduire les dépenses publiques d'au moins 85 milliards d'euro et de raser gratis dans la fonction publique... Même Alain Madelin, chantre de la droite ultralibérale qui sévit dans les années 1990, en appelle à la raison...." Le programme commun de la droite qui se dégage.....est une caricature du libéralisme qui apparaît comme une purge patronale ", estime l'ancien ministre de l' Économie du gouvernement Juppé en 1995. C'est du Robin des bois à l'envers : PRENDRE DE L'ARGENT AUX PAUVRES POUR LE DONNER AUX RICHES !!". C'est dire si l'heure est grave....
                                                                                                                           

                                   FRANÇOIS HOLLANDE AURA FINALEMENT DONNÉ DE L'AUDACE À LA DROITE                                                      

                                   
Si ce projet décomplexé se construit à ciel ouvert dans une indifférence quasi générale, c'est que le terrain politique et idéologique a été largement labouré durant ces dix dernières années. D'abord par la conversion néoconservatrice d'une grande partie de la droite française sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, puis par la politique économique de François Hollande, qui a siphonné les vieilles recettes de la droite, poussant celle-ci à redoubler d'imagination pour se démarquer. Lui qui dénonçait le "choc de compétitivité", défendu depuis 2012 par le grand patronat et son successeur à l'Élysée, s'y est rallié avec l'instauration du CICE et du "pacte de responsabilité". Même chose sur la baisse des dépenses publiques ou le démantèlement du Code du Travail avec la loi El Khomri. François Hollande aura finalement donné de l'audace à la droite, et la prévisible rivalité entre les candidats à la primaire a fait le reste. D'autant que c'est une expérience inédite pour cette formation bonapartiste, où le culte du chef s'est toujours imposé au détriment de la démocratie interne. Pour exister, notamment face à Nicolas Sarkozy, tous les candidats se sont enferrés dans une course à l'échalote ultralibérale, qui prend appui sur l'ubérisation accélérée du monde du travail. Car la généralisation de l'autoentreprenariat a ouvert les vannes et la droite aurait tort de ne pas s'y engouffrer. Nathalie Kosciusko-Morizet ne s'y est pas trompée, elle qui planche sur la fin du salariat et propose " de ne garder dans le Code du Travail que les dispositions d'ordre public et de renvoyer tout le reste à des négociations dans le cadre des branches et au sein des entreprises, de renoncer à une durée légale du travail et réformer les seuils sociaux" . Des propositions chocs qui valent à l'ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy d'avoir été sacrée "candidate la plus libérale" par le think tank GénérationLibre, avant-garde de la droite ultralibérale la plus furieuse. À l'instar de François Fillon, qui préconise la thérapie de l'électrochoc, l'ensemble des candidats à la primaire considèrent que la société française est mûre pour tourner définitivement LA PAGE DU CNR au profit d'un vaste marché libre, débarrassé des garanties collectives et des mécanismes de solidarité. Et elle ne compte pas passer à côté de cette opportunité historique.

                                     LES OBSESSIONS DES CANDIDATS À LA PRIMAIRE DE LA DROITE:

                                     1/ S'ATTAQUER À LA CGT POUR MIEUX MATER LES SYNDICATS
                                     2/ FONCTION PUBLIQUE/ DE LA SUPPRESSION D'EMPLOIS À LA SUPPRESSION DU STATUT
                                     3/ CHASSE OUVERTE CONTRE LES CHÔMEURS ET LEURS ALLOCATIONS
                                     4/ SUS AUX IMMIGRÉS ET À L'AIDE MÉDICALE D'ÉTAT.

Dans la compétition de la primaire à droite, les postulants rivalisent donc d'ingéniosité pour mieux asseoir ce qui apparaît être leur stratégie commune : JETER L'OPPROBRE SUR DES CATÉGORIES PRÉCISES DE CITOYENS ET LEUR REPROCHER TOUS LES MAUX DE LA SOCIÉTÉ ? AFIN DE LIGUER LE RESTE DE LA POPULATION CONTRE EUX, TOUT EN RENFORÇANT LE NOYAU DUR DE LA DROITE TRADITIONNELLE. Des cibles obsessionnelles qui permettent à chacun de décliner les propositions libérales qu'ils sont tous (ou peu s'en faut) allés tester aux dernières universités du Medef auprès de Pierre Gattaz et du patronat français. Adoubés par leur mentor de classe, les candidats à la primaire de la droite et du centre n'apportent qu'une assurance: CELLE QUE LES FRANÇAIS RISQUENT TOUS DE PÂTIR GRAVEMENT DE LA POLITIQUE  QU'ILS PRÉVOIENT D'APPLIQUER, QUEL QUE SOIT LE VAINQUEUR.
                                      Pour combattre les adversaires; il convient d'avoir une idée précise de leurs agissements; ce texte s'y emploie en sollicitant d'autres éclairages s'il y a lieu.....

debuly

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